Un interrupteur du sommeil dans notre cerveau ?

Publié le : 03/05/2018 15:10:47
Catégories : Autour du sommeil , Nos conseils

Un interrupteur du sommeil dans notre cerveau ?
Et s’il suffisait d’appuyer sur un interrupteur dans notre cerveau pour tomber dans les bras de Morphée ? Cela soulagerait surement énormément de personnes souffrant de troubles du sommeil.
Récemment, des chercheurs britanniques ont trouvé ce qui semblerait, justement, être un interrupteur du sommeil.

Ce sont des chercheurs de l’université d’Oxford (Angleterre) qui ont fait cette récente trouvaille dans le cerveau des drosophiles (une espèce de mouches, souvent utilisée lors d’expériences scientifiques).

Des mouches « zombies »

Ils ont récemment publié leurs recherches dans la revue Neuron, et démontrent que lors d’une journée d’éveil, les neurones responsables du sommeil s’activent pour signaler le besoin de sommeil. Afin de vérifier cette hypothèse, ils ont retiré les neurones concernés du cerveau des drosophiles, créant ainsi des mouches insomniaques.

L’expérience fut un succès, et il se pourrait que si jamais elle était pratiquée sur l’Homme, elle serait aussi un succès car « il existe un groupe similaire de neurones dans une région du cerveau humain » explique le Docteur Jeffrey Donlea. En effet, lors d’une anesthésie générale, ce sont ces neurones que l’on cible pour endormir le patient.

Comment fonctionne cet interrupteur du sommeil ?

Pour les chercheurs, notre corps serait réglé par deux mécanismes coexistant : l’horloge biologique et l’homéostasie du sommeil. L’horloge biologique du corps humain permettrait de réguler notre cycle sur 24 heures. L’homéostasie du sommeil mesure, elle, le temps que l’on reste éveillé et enclencherait ensuite l’interrupteur du sommeil lorsque l’on a besoin de récupérer physiquement et psychologiquement.

Mais avant d’en arriver au simple fait où il nous suffirait « d’appuyer » sur un interrupteur pour s’endormir, il faut que les chercheurs étudient mieux ces neurones présents dans notre cerveau.

 

Source : Medisite

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